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  • Photo du rédacteurCentre culturel de Colfontaine

B.

Dernière mise à jour : 2 févr.

Rue Baille Cariotte : Warquignies


Baille : barrière.

II existait à cet emplacement des bâtiments à usage de ferme dont une appelée "La Cariotte".

Son nom pourrait lui avoir été attribué du fait d’un « Carioteû », ouvrier chargé de réparer les « sclons » (wagonnets de charbonnage) qui avait son atelier dans une dépendance de la ferme.

Jusqu’en 1850, la moitié des immeubles de la Baille Cariotte appartenait encore à des héritiers du dernier seigneur de Warquignies. Cette rue n’a pas été pavée avant 1957.

Warquignies posséda lui aussi son moulin à vent et si aujourd’hui son emplacement est encore discuté par certains, il ne fait pas de doute qu’il était dressé dans la cour du Moulin (Baille Cariotte).

Il existe même un acte des lettres de créances octroyées par Marie-Thérèse, Impératrice des Pays-Bas, à Messire de Grouff.


Archives du Centre culturel de Colfontaine



Rue Bal : Warquignies


Anciennement rue de Dour, en mémoire du propriétaire des terrains de ce chemin, initialement privé.


DEGOUYS Jacques – Qui était « Marie Boulette » ? Colfontaineries L’affaire des boulettes de Wasmes, Belgique, pp 127.



Sentier du Ballon : Wasmes



Le ballon de Jean-Pierre Blanchard


Ci-contre: "La quatorzième expérience aérostatique de M. Blanchard accompagné du Chevalier Lépinard faite à Lille en Flandre, le 26 août 1785" (gravure d'Isodore Stanislas Helman).

En souvenir de l'accident de Jean-Pierre Blanchard, dont le ballon se déchira sur un arbre lorsqu'il venait de Valenciennes le 27 mars 1787 par un vent violent.

Jean-Pierre François Blanchard, né au Petit-Andely le 4 juillet 1753 et mort à Paris le 7 mars 1809, est un aéronaute français qui s’illustra dans la conquête des airs en ballon, notamment la 1ère traversée de la Manche en ballon, le 7 janvier 1785.

Fils d’un ouvrier tourneur, il montre dès l’enfance son goût pour l’invention et la mécanique. Cet autodidacte construit des automates puis conçoit une voiture à pédale. Plus tard, il met au point une machine hydraulique pour alimenter Château-Gaillard en eau, expérience renouvelée à Vernon puis à Grenoble.

Mais c’est la conquête des airs qui le passionne. Il travaille à un « vaisseau volant ayant la forme d’un oiseau, muni de six ailes et de gouvernail ». Il organise une démonstration publique le 5 mai 1782, mais ne pourra décoller.

Suivant l’exemple des frères Montgolfier (qui l’année précédente ont fait voler un ballon gonflé à l’air chaud emportant deux passagers), il construit un ballon gonflé à l’hydrogène, muni d’une hélice et de rames en plumes mues à la force des bras. Le 2 mars 1784, la foule rassemblée sur le Champs de Mars à Paris assiste à l’ascension d’un aérostat habité de 27 pieds de diamètre. Le ballon, poussé par le vent, franchit la Seine et revient pour se poser rue de Sèvres. Au moment où le ballon était sur le point de décoller, un jeune homme du nom de Dupont de Chambon sauta dans la nacelle et, tirant son épée, déclara sa volonté de procéder à l’ascension en compagnie de Blanchard. On dut l’en retirer par la force. Il fit sa deuxième ascension à Rouen et sa troisième à Londres en 1784.


Carte Postale N°. 7 – Traversée en ballon du Pas-de-Calais par Blanchard et Jefferies (1785)


Le 7 janvier 1785, Blanchard et son ami et mécène américain John Jeffries traversent la Manche de Douvres à Guînes en 2 heures 25 minutes, à bord d’un ballon gonflé à l'hydrogène. Au cours de cette traversée, Blanchard et son compagnon avaient effectué environ un tiers de la traversée lorsque leur vaisseau se mit à descendre. Après que les deux aérostiers eurent jeté par-dessus bord tout ce dont ils disposaient, le ballon reprit de l’altitude jusqu’aux deux tiers lorsqu'il se remit à descendre. Blanchard et Jeffries durent, cette fois, jeter non seulement l’ancre et les cordages, mais également se déshabiller et jeter par-dessus bord une partie de leurs vêtements. La reprise d’altitude du ballon leur évita d’utiliser leur dernière ressource, qui aurait été de couper la nacelle. Alors qu’ils approchaient du rivage, l’aérostat s’éleva, décrivant un magnifique arc au-dessus de la terre avant d’aller se poser en forêt de Guines.

Le 9 janvier 1793, il effectue sa quarante cinquième ascension à Philadelphie pour atterrir près de Woodbury (New Jersey). Il réalise ainsi le premier voyage aérien aux Etats-Unis. Il va rester quatre ans sur place et parmi les témoins de l'un de ses vols, on comptera ce jour-là le premier Président des Etats-Unis en fonction, Georges Washington, mais aussi les quatre autres futurs présidents respectivement John Adams, Thomas Jefferson, James Madison et James Moore.


Photographe : Pol Bohems



Ruelle Baronnette: Wasmes

Tirerait son nom d’un habitant de cette rue, dont le nom apparaît dans une « requête » de 1787 Emmanuel Laurent in Wasmes au fil du temps » 1981


Photographe: Pol Bohems



Rue Belle Maison : Pâturages


Voir aussi onglet 3. "Les bâtiments : La Maison Fénelon"


Le philosophe Fénelon (XVIIeme - XVIIeme siècle) édifie, à l’orée du bois, la « Belle Maison » qui lui sert d’asile lorsqu’il est dans le Borinage.

Il la fit construire d'après les plans de Jules Hardouin, petit neveu de l’illustre architecte Mansart.

La « Belle Maison », transformée en auberge, fut le lieu de réunion de la « bande à Moneuse» pendant quelques années (1794-1798).


Archives du Centre culturel de Colfontaine



Rue du Berchon : Wasmes

Anciennement Chemin Royal.





Quartier situé à l'Ouest du village.

Le mot "Berchon" en patois "Bouchon" désigne " des taillis et fourrés, des lieux buissonneux".


[...] Ce nom a été donné en 1784 par Hardempont au charbonnage qui porta le nom de Grand-Buisson et dont certains bâtiments subsistent encore. [...]


G.Dumortier - Histoire de Wasmes le village du dragon., 1958. I. Les temps anciens pp.33



Ruelle Bernard : Wasmes


Photographe : Pol Bohems



Rue de Binche : Wasmes



Prolongement de la rue de Binche à Frameries.

D’après les anciennes cartes et plan, il y avait, séparant Wasmes de Quaregnon et Hornu, le « vieux chemin de Binche à Valenciennes » qui semble être une voie préhistorique (càd antérieure à la période Gallo-Romaine, à laquelle on l’associe habituellement). Ce chemin est cité sous le nom de « vieu chemin de Binch » en 1564-1573.


Laurent Emmanuel « Wasmes au fil du temps » , Cercle d'histoire et d'archéologie de Saint-Ghislain.

Archives du Centre culturel de Colfontaine



Sentier de Blaugies : Warquignies


Anciennement Piedsente Cornil .


Blaugies est un point culminant de l'entité de Dour, elle fait intégralement partie du Parc Naturel des Hauts-Pays.

En 1110, l'église de Blaugies qui n'était alors qu'un secours de la paroisse de Dour fut donnée à l'abbaye de Saint-Ghislain par l'Evêque de Cambrai.

Au XIIème siècle, Blaugies se répartissait alors entre deux seigneuries possédant droit de justice:

l'une appartenait à l'Abbaye de Saint-Ghislain et l'autre était la propriété des seigneurs de Blaugies. Cette seigneurie passa, par mariage, dans le giron de la famille Hénin-Liétard, seigneur de Boussu.

Au centre du village se dressait une forteresse, remplacée en 1720 par un château construit à la demande de la famille Hénin-Liétard. Ce château a subi depuis de nombreuses affectations. Le 11 septembre 1709, le prince Eugène remporta sur les Français, à Blaugies, un succès préalable à la bataille de Malplaquet. En 1779, le village reçut le hameau français du Coron détaché de Hon-Hergies, du moins au niveau de l'administration civile. Il fallut attendre 1889 pour qu'il en soit de même sur le plan paroissial. L'église paroissiale de style ogival dédiée à Saint-Aubin date du XVIème siècle. Elle fut restaurée aux XIXème et XXème siècles. Elle possède quelques pièces intéressantes, comme une cuve baptismale du XIIème siècle, un retable polychrome représentant une "mise au tombeau" duXVIème siècle.

L'ancienne maison communale de Blaugies, bâtisse en double corps de style néo-classique, fut construite en 1821, comme l'indique les chiffres inscrits en creux sous la corniche. Destinée à accueillir tous les services administratifs de la petite localité, elle abrita dès 1822 et durant une période assez brève, une école. Le receveur communal, trésorier de la fabrique d'Église et clerc laïque, Théodore Augustin Abrassart, y fut instituteur jusqu'en 1854.


Photographe: Pol Bohems



Rue du Bois : Wasmes


Dans cette rue se trouve " le Salon bébé ».

En 1878, l’église protestante de Petit-Wasmes naissait, mais sans être reconnue.

Cependant, un lecteur allait arriver ; il s’agissait du Hollandais Vincent Van Gogh. Les réunions se tinrent à la rue du Bois dans une salle de danse, mieux connue comme « le Salon du bébé » . (...)

Parallèlement à la rue du Bois s’écoule le ruisseau « El’Wasmes » qui débordait souvent en période de crues, avant d’être mis sous pertuis, entraînant des inondations depuis ce quartier jusque bien loin en aval (Place St Pierre, rue Là-dessous, rue de Fontignies, Quaregnon…)


Charbonnage vu de la rampe Anfouette et dalles des puits de mine.




DEGOUYS Jacques – Qui était « Marie Boulette » ? Colfontaineries L’affaire des boulettes de Wasmes, Belgique, pp 82 à 85.



Rue du Bois l’Evêque : Pâturages


Au XIII ème siècle, le bois appartenait à Gautier de Fontaine et son fils Nicolas, évêque de Cambrai. Vers 1570, le Bois l'Evêque fait référence à l’Archevêque de Cambrai François Salignac de la Mothe-Fénelon (1651-1715).

Précepteur du duc de Bourgogne, celui-ci s’opposa à Bossuet (prédicateur, 1627-1704) et tomba en disgrâce après la publication de son roman « Les Aventures de Télémaque » (1699), considéré comme une critique de la politique de Louis XIV. Il fut banni de la cour et se retira d’abord à la Belle Maison de Colfontaine puis dans son archevêché de Cambrai où il prit soin lui-même de l’instruction religieuse du peuple jusqu'à sa mort.


Photographe : Pol Bohems

Archives du Centre culturel de Colfontaine



Rue Boîteux : Pâturages

Ce nom provient probablement d’un sobriquet couramment utilisé au XVIIIème siècle.


Photographe : Pol Bohems

Archives du Centre culturel de Colfontaine



Rue des Bonniers : Wasmes Pâturages


Le nom de cette rue viendrait du nom masculin bonnier ou du nom féminin bonnière qui signifierait champ borné ou mesure agraire (1 bonnier = 1,2660 hectare) .


Archives du Centre culturel de Colfontaine



Rue de la Boule : Pâturages


Nom de la concession du charbonnage de Quaregnon.

La Boule, rue située sur le territoire de Quaregnon à la limite de Pâturages. De nombreux charbonniers pâturageois y travaillaient.



Rue des Bouleaux : Pâturages


Etymologie : Le terme bouleau procède du pluriel de l'ancien français boulel (jadis un boulel, des bouleaux), issu lui-même du latin betula.

Ce majestueux arbre caduc fleurit d'avril à mai. Ses fruits sont des cônes allongés de 10 cm de longueur, dressés puis pendants pour le mâle et de 3 cm dressés pour la femelle. Cet arbre à l'écorce blanche écaillée peut atteindre 20 à 30 m de hauteur et jusqu'à 60 cm de diamètre à la base. Sa sève riche en composés actifs, ainsi que son écorce, recèle de nombreuses propriétés.


Archives du Centre culturel de Colfontaine



Rue de Boussu : Wasmes


Cette petite rue, près de la place de Wasmes, conduit aux anciens ateliers du charbonnage des Vanneaux (puits 3&5), actuellement « carré Biefnot », siège de services de l’Administration communale. Boussu est une commune voisine.


Archives du Centre culturel de Colfontaine



Rue de la Bouverie : Pâturages


Bouverie signifie littéralement étables à bœufs.

Archives du Centre culturel de Colfontaine



Rue du Brabant : Pâturages

Le Brabant est une région géographique à cheval sur la Belgique et les Pays-Bas. Il est découpé aujourd'hui en plusieurs provinces.



Photographe : Pol Bohems



Rue des Brasseries : Pâturages


Jadis, les cabarets ne manquaient pas au Borinage. La rue des Brasseries fait référence à plusieurs brasseries installées dans ce coin de la commune. La principale fut certainement "la brasserie-malterie Tillier", sise rue Grande. Après avoir acheté la propriété, l’architecte Achille Tillier dessine les plans et fait construire une brasserie-malterie qu’il inaugure en 1882.

La spécialité principale sera la fabrication du stout, le célèbre « extra-stout », mais aussi la « Blanche ».

A sa mort en 1916, ses trois fils lui succèdent et la brasserie se dénomme « Brasserie Tillier frères ».

Les activités seront totalement perturbées jusqu’après la guerre étant donné l’occupation de la propriété par l’armée allemande, laquelle confisque les cuves en cuivre.

En 1940, l’armée française occupe les lieux et occasionne quelques dégâts. Willier Tillier, maître brasseur depuis 1932 et petit-fils du fondateur, fut prisonnier de guerre pendant 5 ans en Allemagne.

A son retour, il repart à zéro avec ce qui pouvait encore un peu fonctionner et en 1947, l’entreprise se change en « Brasserie Willy Tillier ». La brasserie fermera définitivement ses portes en 1950.


DEGOUYS Jacques – Qui était « Marie Boulette » ? Colfontaineries L’affaire des boulettes de Wasmes, Belgique, pp 50 à 51.

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